Alger - Revue de Presse

Le sort de DISTRICH connu après le 31 décembre




Après avoir passéles fêtes de l'Aïd El-Adha dans des conditions morales et matérielles trèsdifficiles, surtout, disent-ils, après que la Direction générale ait dérogé àsa promesse d'octroyer à chaque travailleur une « prime du mouton » de dixmille dinars et vivant dans l'expectative et la crainte de l'avenir àl'approche de l'échéance du 31 décembre, les travailleurs de l'Entreprisepublique économique de distribution de la chaussure et de la maroquinerie(Districh) de la région de Constantine s'interrogent sur le devenir de leurentreprise et des dispositions préconisées par les pouvoirs publics qui serésument par une « cessation d'activité». Après une dernière réunion tenue le 8décembre à Alger entre la Direction générale et le syndicat national del'entreprise qui a réuni les représentants des travailleurs des trois régionsEst, Ouest et Centre, l'unanimité s'était faite autour du principe de garderles postes de travail en rejetant l'indemnisation proposée, à savoir 3O mois desalaire sur la base de 12.OOO dinars le mois, plus 1O % avec la promesse duDirecteur général d'ajouter encore 15 % du salaire.Devant le silencede la tutelle, les 92 travailleurs de l'unité de l'Est (l'entreprise en comptetrois cents pour tout le pays) ont tenu une assemblée générale à la veille del'Aïd, le 16 décembre courant, à la direction régionale de Constantine et sontsortis avec un procès-verbal contenant leurs revendications, qu'ils ontadressées à différents secteurs de l'entreprise. Leurs demandes se résument enquatre points : cession de l'entreprise au profit des travailleurs comme lestipule la loi, refus catégorique du principe du départ volontaire, le caséchéant, demande de relèvement de la prime de départ à 3 millions de dinarspour chaque travailleur. Et en dernier point, ils élèvent une vive protestationconcernant le devenir de l'argent des oeuvres sociales, dont personne, d'aprèseux, n'en souffle mot dans cette phase cruciale. Sur ce dernier point, destravailleurs ont réclamé une commission d'enquête sur la gestion des oeuvressociales et le devenir des fonds.Très dépité, lesecrétaire général du syndicat UGTA de l'unité de l'Est, M. Reghada Abdelkrim,a déclaré que « les pouvoirs publics n'ont proposé aucune mesure concrète pourpréserver l'emploi. On s'est limité uniquement à nous répéter, à chaqueoccasion, que l'Etat a décidé de se désister de la distribution. Soit, mais onoublie que l'Etat lui-même insiste pour la création d'emplois comme l'attestele programme du Président de la République consistant à créer 1OO locauxcommerciaux dans chaque commune ». Ce syndicaliste qui dit ne pas s'opposer àla décision des pouvoirs publics pense néanmoins que, dans cette affaire, lesintérêts des travailleurs ont été sacrifiés sur l'autel de la privatisation. Etde préciser que les lois en vigueur stipulent que toute opération deprivatisation d'une entreprise doit bénéficier, en premier lieu, à sestravailleurs.Confinés dans uneattente fébrile, les travailleurs de Districh gardent l'espoir que dessolutions soient trouvées, avant la date butoir du 31 décembre, pour fixer ledevenir de l'entreprise tout en réclamant le déblocage des approvisionnements,car, disent-ils, la vente des produits constitue la seule ressource quigarantit les salaires.



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