Musique andalouse : C’est quoi la NOUBA



Musique andalouse : C’est quoi la NOUBA
La musique andalouse, bien que reposante sur des règles très strictes, est une musique non écrite se transmettant oralement de maître à élève malgré quelques écrits en notation musicale.

La tradition de cette musique repose sur une forme stricte : la « nouba ».

La nouba de la musique andalouse marocaine se compose de cinq parties, dont chacune est accompagnée d’une formule de base rythmique ou mizane.

Ces parties sont également désignées par les noms de ces formes rythmiques dans l’ordre : Al-bassit (léger ou lent), Al-quaim-wa-necf (une battue et demie), Al-btayhi (allongé), Ad-darj (étape finale), et Al quoddam (en avant).

Le nombre de noubas connus au Maroc sont au nombre de 11 et qui sont :
nouba raml-el-maya
nouba al-isbihane
nouba al-maya
nouba rasd-ed-dayl
nouba al-istihlal
nouba ar-rasd
nouba gharibat-al-houssine
nouba al-hijaz-al-kabir
nouba al-hijaz-al-machriqui
nouba irak-al-ajam
nouba al-ochak

Au début de chaque « mizane » se trouve le morceau instrumental dénommé « mshaliya » ou appelé « boughia » non lié à une forme rythmique.

La mshaliya a la fonction d’établir le mode principal mélodique sur lequel est basée toute la nouba et qui lui assure sa cohérence et son identité. Elle a pour but de mettre l’auditoire dans l’atmosphère affective de la nouba. Ensuite, on exécute la « touchiya » : ouverture instrumentale rythmée et qui sert à préciser par quel mizane va débuter le chant. On notera au passage que certaines « touchiyas » ont disparu du repértoire, et dans ce cas, le chant est entamé immédiatement après la boughia (exemple : btayhi raml al maya).

Le mizane passe par quatre phases constituées de san’at. La première est la chanson introductive « attasdira » ou aussi le « mouasaa » puis les chansons de la partie lente. Cette phase est marquée par son caractère lent imposant le début sérieux du mizane ; cette phase rebutante pour les profanes, renferme les joyaux du répertoire, ceux que les connaisseurs recherchent et exigent des orchestres. La san’at est souvent complété par des syllabes « Anana, yalalan, tiritay, nini, yalalan, taritan …, car souvent la phrase musicale est plus grande que la strophe.

La deuxième phase « al_mahzouz » ou « al-quantra » rythme relevé est une transition vers le rythme rapide.

La troisième phase est meublée par al-inshad ou à défaut par le mawal qui est une improvisation du chanteur le plus doué en voix et des instruments de mélodie.

Al-inshad est chanté par le monchid sans percussion : c’est une improvisation vocale rythmiquement non liée sur deux vers d’un couplet. Le chanteur utilise des syllabes dénuées de sens « ha-na-na » pour prolonger son improvisation.

La quatrième phase est « l’insiraf », c’est la phase allègre, rapide du mizane, celle que le large public affectionne.

Les san’at sont chantées par l’ensemble des musiciens de l’orchestre. Dans le chant ou dans la réplique instrumentale, chaque membre de l’orchestre donne à la mélodie son expression, sa virtuosité, à travers la vibration de ces cordes vocales et ses doigtés.


 

Vu : 336 fois
Posté Le : 13/08/2007
Posté par : nassima-v
Source : www.musique-andalouse.com
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